Témoignage | À la rencontre de David et Guillem, apprentis en Cycle Ingénieur spécialité BTP

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David et Guillem ont souhaité visiter le parc éolien de Bernay-Saint-Martin afin de faire le lien avec leur projet pédagogique « En à vent ». Une belle opportunité pour en savoir davantage sur le fonctionnement des éoliennes et leur gestion par cette commune. Découvrez leur témoignage sans plus attendre !

David BODARD, apprenti ingénieur BTP, en 4e année à CESI École d’Ingénieurs La Rochelle

Guillem PANIER, apprenti ingénieur BTP, en 4e année à CESI École d’Ingénieurs La Rochelle

Pouvez-vous présenter votre parcours avant d’intégrer CESI La Rochelle ?

David : « Après une Terminale Scientifique, option Européenne, j’ai intégré un DUT génie mécanique. J’ai rapidement su que cette formation ne me correspondait pas. J’ai tout de même souhaité finir l’année afin de ne pas pénaliser mon groupe de travail. Je me suis réorienté en DUT Génie Civil-Construction Durable (GC-CD) à Bourges. J’ai choisi de réaliser ma 2ème année en alternance pour l’entreprise EDF, au sein de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine. J’étais chargé d’affaires dans le cadre de la maintenance GC des bâtiments industriels et sensibles pour la sureté nucléaire. J’ai ensuite saisi l’opportunité de poursuivre mes études à CESI École d’Ingénieurs, sur le campus de La Rochelle, notamment pour le cadre de vie très agréable. 6 mois avant la rentrée, j’ai trouvé ma future entreprise d’accueil pour mon apprentissage : la PME Routes et Chantiers Modernes (RCM). »

Guillem : « J’ai réalisé un Bac Scientifique option Sciences et Vie de la Terre à Perpignan. J’ai toujours été attiré par le domaine du BTP notamment parce que des membres de ma famille travaillent dans ce domaine. Depuis petit j’ai côtoyé des machines, engins et cela me faisait rêver ! J’ai donc intégré le DUT Génie Civil Construction Durable à Égletons. Je n’étais pas en alternance mais l’IUT bénéficie de beaucoup d’équipements. J’ai poursuivi en licence professionnelle Travaux Publics dans ce même établissement. Une fois diplômé j’ai été embauché chez Eiffage à Toulouse en tant que chef de chantier terrassement. J’ai également été « responsable contrôle externe et laboratoire ». Mon rôle était de veiller à la bonne réalisation des projets, dans le respect du référentiel qualité, des délais, coûts, protocoles… Au bout de 2 années, j’ai souhaité reprendre mes études et j’ai passé les épreuves de sélection pour intégrer le campus CESI La Rochelle. Mon objectif : me former à la conduite de travaux, plus précisément sur le terrassement. Je réalise actuellement mon apprentissage chez Bouygues Travaux Publics. »

Vous êtes apprentis depuis 1 an et demi : quelles sont vos missions principales ?

David : « Dans un premier temps j’ai réalisé des missions en tant que chef de chantiers. Cela m’a permis d’obtenir une connaissance technique des chantiers en étant sur le terrain (rendement des machines, apport de matériaux…). J’ai ensuite évolué sur un poste de conducteur de travaux. Je suis responsable de la qualité des travaux, de la tenue des délais et du budget. Je conseille dans le choix des matériaux et des équipements et suis responsable de la planification des travaux dans l’objectif d’optimiser le rendement. Un conducteur de travaux prépare, suit, anticipe et conclut le projet. Cela nécessite un fort investissement, et le fait d’être alternant ne change rien ! Je travaille autant que mes collègues : je suis sur les chantiers de 8h à 16h30 environ et ensuite je vais au bureau jusqu’à 19h/19h30 pour rédiger les rapports de chantier et anticiper le travail des jours suivants.« 

Guillem : « Je suis également assistant conducteur de travaux. J’ai par exemple travaillé sur un chantier pour la création d’un échangeur autoroutier comportant 3 bretelles d’insertion (liaison A71-RN79). J’interviens en amont du projet sur la préparation du chantier (choix des fournitures pour améliorer les performances mécaniques des sols, assurer le bon traitement des eaux pluviales…) et jusqu’à la fin du chantier. L’alternance permet d’acquérir de riches expériences, c’est très formateur. J’apprécie mon rôle de coordinateur : je suis autonome dans l’organisation de mon travail et je collabore avec le chef de chantier.

Quelles sont, selon vous, les qualités requises pour exercer à vos postes ?

David et Guillem : « Il faut faire preuve d’empathie, faire l’effort de connaître les forces de chaque ouvrier. Il est nécessaire de respecter le savoir des personnes avec expériences. Pour manager des équipes sur le terrain, il faut une certaine pédagogie. Pour la bonne réalisation des chantiers, rigueur et organisation sont nécessaires. Même à 25 ans et alternant, il est indispensable d’avoir du répondant, du charisme. Les enjeux sur la qualité (satisfaire le maitre d’ouvrage), la sécurité des personnes sur le chantier et le respect de l’environnement sont importants : se montrer responsable est obligatoire.« 

En formation, vous travaillez sur de nombreux projets et l’un d’eux s’intitule « En a vent ». Pouvez-vous nous le présenter ?

David et Guillem : « Pour chaque projet, notre responsable nous confie une problématique à résoudre, en groupe de 5 ou 6 alternants. Il s’agit de mise en situation professionnelle : nous pouvons représenter par exemple une entreprise en charge des travaux à réaliser (un maitre d’œuvre) pour accompagner le maître d’ouvrage dans la réalisation du projet. Nous avons à disposition de nombreuses ressources. À nous d’évaluer l’importance ou non des informations données pour répondre au problème posé.

Dans le cas du projet « En a vent », nous étions placés dans le rôle d’un maître d’œuvre spécialisé dans les énergies renouvelables. Nous devions étudier et développer un parc éolien afin qu’il ne crée aucune gêne pour les habitants les plus proches.« 

Qu’avez-vous étudié à travers ce projet ?

David et Guillem : « Nous avons étudié l’aspect « développement durable » et appris par exemple, que la France met en place de nombreux parcs solaires, éoliens, pour le remplacement de toutes les centrales nucléaires d’ici 20 ans. Nous avons aussi découvert que 98% d’une éolienne est recyclable et que leurs performances et temps de production ont largement été améliorés depuis les 10 dernières années.

Un autre aspect étudié est l’hydro électricité : dans notre pays, tous les cours d’eaux exploitables ont été exploités pour la production d’énergie.

Une partie plus calculatoire/scientifique du projet portait sur le phénomène vibratoire : dans certaines conditions et lorsqu’elle est soumise à des efforts oscillatoires, une structure peut se mettre à vibrer de manière importante. Au bout d’un certain temps, les vibrations peuvent conduire à l’endommagement des pâles de l’éolienne voir à la rupture de la structure.

Notre projet a demandé le calcul de la distance à laquelle devait se trouver les éoliennes des habitations pour respecter le niveau sonore maximum : tous nos projets demandent de réaliser des mathématiques, statistiques ou probabilités.

Nous avons aussi dû déterminer le « phasage » des travaux, c’est-à-dire l’ordre dans lequel se déroule le chantier d’implantation d’éoliennes (déterminer les emplacements, dimensionner les fondations en fonction de la nature du sol (géotechnique), étudier le transport des éléments qui composent l’éolienne, son installation avec les grues, sa mise en service sur le réseau électrique, la maintenance et démantèlement ou renouvellement de l’éolienne…). Pour cela nous avons été accompagnés par 2 professionnels de la société RES, Laure GASCON et Benjamin PLOUX.

Lors de chaque étude de cas nous présentons nos résultats à l’oral devant notre responsable pédagogique et un professionnel. Cela nous demande d’être synthétiques et convaincants.« 

Vous avez initié une rencontre avec Madame POINOT-RIVIERE, Maire de la commune de Bernay-Saint-Martin afin d’en savoir davantage sur l’implantation et l’exploitation d’éoliennes sur son territoire. Qu’avez-vous retenu de cette rencontre ?

David et Guillem : « Nous avions déjà des connaissances de bases et cette rencontre les a renforcées. Notre pays doit revoir sa production d’énergie qui est actuellement majoritairement nucléaire (l’énergie verte représente environ 11%). Les centrales seront obsolètes d’ici 25 ans : les pouvoirs politiques en place misent tout sur le développement des énergies vertes. L’éolien est une possibilité.

L’implantation d’éoliennes est le résultat d’une volonté politique locale. Madame POINOT-RIVIERE est très investie et enthousiaste sur le sujet. Nous avons pu évoquer les sujets administratifs en lien avec l’implantation d’éoliennes sur son territoire : étude de l’impact environnemental, réalisation d’une enquête publique auprès des habitants de la commune…

Même si ce type de projet provoque parfois l’action d’associations luttant contre leur implantation, la majorité des habitants acceptent leur présence. L’animation d’ateliers pédagogiques par les concepteurs permet d’expliquer, de rassurer et de valoriser les éoliennes (faible impact visuel et acoustique notamment par une implantation réfléchie éloignée des habitations).

Nous avons eu des informations claires et convaincantes. Passer de la théorie à la pratique en étant sur un parc éolien avec une personne engagée, qui a piloté le projet d’implantation et qui vit à quelques mètres des éoliennes est très intéressant. Nous remercions vivement Madame POINOT-RIVIERE pour le temps accordé.« 

source : https://prunay-yvelines-78.parc-eolien-jpee.fr/projet-eoliennes-prunay-yvelines/

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